…créer. Puis, refermant doucement l’objet de ma longue passion, je sortis, laissa l’air entrer dans mes poumons et regarda droit devant moi.
Telle fût la première ligne que je composai. J’ai fixé cette ruine littéraire, pendant je ne sais combien de temps, en me demandant ce que j’étais en train de faire. Il m’était impensable de commencer un roman de cette façon. Pourtant, j’avais beau réfléchir, seul cette ligne me venait à l’esprit. Je décidai donc de la laisser comme elle était. Obligé par ma créativité, mon oeuvre débuterait par une conclusion. De toute manière, tout commencement porte en lui un potentiel qui grandit ou s’appauvrit tout au long du récit. Il me suffirait de rester conséquent dans mes écrits et de me rendre à la vraie finale, selon l’inspiration. Peut-être comprendrai-je, à ce moment, le dessein de mon esprit. Ensuite, puisque l’imagination me faisait défaut, je me suis avoué vaincu et suis allé dormir.
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Ayant déjà abordé le sujet de la “Fin“, ou plutôt de la peur qu’a l’humanité de vieillir, il m’est venu à l’esprit de vous entretenir sur le “Commencement“.
J’aurais peut-être dû commencer par ce sujet dès mon premier billet, car cela aurait été plus logique, mais ce n’est pas ce qui s’est passé. Il arrive que je fasse tout dans le désordre. Trait de caractéristique ou mauvaise habitude… allez savoir! Ce qui est certain, c’est qu’il faut prendre conscience de la façon dont nous débutons chaque action, car elles ont des répercussions sur la suite des choses. Ainsi, prenant en exemple ma ligne de conduite, je ne peux plus reculer et agir autrement qu’en suivant ces conseils. Sinon, n’importe qui aurait la légitimité de me dire que je ne suis pas conséquent.
Les commencements sont souvent accompagnés de rituels. Certaines personnes doivent absolument prendre un café pour partir leur journée du bon pied, d’autres ne peuvent commencer un travail sans avoir fait un peu d’exercice. Moi, j’aime bien attendre le “bon moment“. Peut-être que cela répond à mon besoin de certitude que tout se passe bien, mais je crois que je suis plus productif quand les circonstances et l’état d’esprit se prêtent mieux à ce que je veux entreprendre. Par exemple, je viens tout juste d’ouvrir ce blogue. J’aurais certainement pû le faire bien avant. L’idée et le désir y étaient, mais le bon moment n’était pas encore venu. Si je l’avais débuté plus tôt, je n’aurais pas eu le temps de m’en occuper convenablement. J’ai donc attendu mon retour de voyage initiatique pour avoir l’esprit plus libre et le temps de le faire.
Il m’arrive aussi de commencer des choses sans m’en rendre compte. Vous l’avez sûrement remarqué, en haut de mes billets les plus élaborés j’ai pris l’habitude d’écrire un bout d’une histoire. À la base cela n’était pas prémédité, mais n’était que de l’écriture automatique sous l’inspiration du moment. Je me suis rendu compte que ces mises en contexte faisaient maintenant parti de mon style d’écriture. Le fait est que c’est arrivé comme ça, spontanément et que j’ai envie de continuer. Je n’ai aucune idée de la suite des choses, si le tout sera bon ou mauvais. Si oui, tant mieux. Si non, tant pis. À chaque fois, les lignes, intrigues et réflexions apparaîtrons d’elles mêmes et j’ai très hâte de voir comment elles rejoindront la fin.
Pourquoi commencent-on des projets? Pour avancer, explorer, évoluer, par obligations, pour s’assurer de vivre plus longtemps! Vous avez commencés une collection un jour? Demandez-vous pourquoi. Les projets sont sources de longévité lorsque bien menés.
Sur ce, je souhaite de commencer quelque chose qui vous emballent et que la grâce soit avec vous!



Moi j’espère que tu vas continuer longtemps, surtout si tes textes sont tous écrits comme ça.
Je découvre une nouvelle facette de ta personnalité et je t’avoue que ça ne me déplaît pas.
En fait, je savais qu’elle existait mais la contrée était quelque peu inexplorée… ou trop peu explorée.
Par Noisette Sociale le juin 23, 2008
à 2:33
Par chance Noisette… des fois on découvre des côtés plus sombres qu’on ne connaît pas, et ça c’est moins agréable. Parole de “chuis passé par là!”
Sinon, l’écriture automatique, des fois, ça donne des résultats assez intéressants!
Par Le Détracteur Constructif le juin 23, 2008
à 3:32
J’aime bien cette manière d’avoir su mettre des mots sur l’idée du “bon moment” un concept flou qui m’habite depuis toujours, mais que je n’avais jamais réussis à extérioriser de la sorte!
Étonnant!
Ceci-dit j’ai également besoin de mon latté le matin, sinon…
Et oui, je suis une personnalité complexe!
Par MFL le juin 23, 2008
à 3:51
Superbe billet et je te souhaite la même chose que la fin de ton billet !
Par Alex le juin 23, 2008
à 10:58