Publié par : mediateurfarceur | août 11, 2008

Oh toi, ma douloureuse!

Il y en a pour croire que la douleur est une muse exquise, inspirante et porteuse d’une grande sagesse. Peut-être cela est-il vrai pour ce qui est de la douleur émotionelle, la peine et la colère, mais qu’en est-il de la douleur physique? Cette dernière est loin d’être douce amère à mon coeur. Tout au contraire, elle me brime et m’enchaîne. Elle oblique ma concentration sur un point précis. 

Ma nouvelle muse me fait découvrir des sensations extrêmes. En sa compagnie, j’ai l’impression de sentir mon coeur battre où il ne devrait pas être. L’afflux du sang à un extrémité localisée me rend dingue. Je ne supporte plus rien. Cette mauvaise amie me rend acerbe, acide et antisocial. Elle m’accable et me bombarde de pensées saccadées, violentes et noires. J’en perd ma capacité de prendre du recule et ne pense qu’à la coupable, dont je me surprend à aimer haïr. Cette coupable, c’est ma dent de sagesse. Le pire c’est que celle-ci ne me fait pas mal. Sournoise comme elle est, elle terrorise les autres dents, pousse et veut prendre leur place. Ce sont les autres qui souffrent de sa présence.   

C’est le chaos dans le ghetto de mon corps. Tout les membres de cette communauté biologique désirent crier à l’injustice et certains en profitent pour se rebeller et tout casser. L’irrationalité prend le dessus­¹

Je ne sais plus quoi faire pour les calmer. J’ai essayé de crier, de sauter sur place et de danser sur un pied…le TABARNAK!!!, mais rien n’y fait². C’est ce matin que m’est enfin venu l’idée. J’ai pris congé pour me soigner et j’en ai profité pour exorciser mon mal.

Oh toi, ma douloureuse, tu ne m’auras point! Jamais je ne succomberai à la tentation de m’écrouler. Pour contrecarrer tes plans fallacieux, je compose pour toi cet anti-hommage. J’ai créé pour t’oublier.

Là-dessus, vous m’excuserez, je dois retourner me droguer aux Motrin™.³

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1: Il y a un parallèle voulu entre mon état actuel et les émeutes dans l’arrondissement Montréal-Nord. Il est convenu que cette transposition ne ne se compare pas à la douleur de ceux qui ont perdus un proche dans cette histoire, néanmoins (sans appuyer les émeutes qui s’en sont suivies) je désire leur donner mes sympathies et crier à l’injustice avec eux. L’événement étant simplement survenu au même moment, sans que je le sache, que mon combat contre la douleur et ma tentative de trouver un sommeil paisible, j’ai crû qu’il était tout indiqué que j’en fasse un billet. Pour savoir ce que je pense de la réaction des gens, face à la bévue policière, prière de lire mon billet intitulé: Ce message s’autodétruira un jours. Notez aussi l’ironie que la cible choisie, par les casseurs, fut le poste de pompier.
2: Il faut être rendu bien bas pour se rendre à ce point. J’espère que ça vous donne une meilleure idée du mal que j’ai vécu.
3: Cette subtile publicité est volontaire et sarcastique. Je ne suis pas fana des pillules, mais n’empêche que cr*** que ça fait du bien à ce moment-ci.

Réponses

  1. Allez, je suis avec toi ! On va la battre la menace sombre… Oui, oui, c’est bien de ta douleur dont je parle. Est-ce qu’il y en a qui oseraient croire que je parlais de la communauté de Montréal-Nord ? Vous me connaissez mal ! (Fallait bien que je fasse un peu d’ambiguïté pour faire rire un peu ! ;) )

    Non, mais sérieusement, c’est pas drôle quand ça fait mal à n’en pas dormir. Je ne suis pas non plus fan de l’industrie pharmaceutique, mais parfois, on n’a pas le choix d’user de leurs produits pour atténuer la douleur.

  2. Zut! Prompt rétablissement…

  3. @Alex: Comme on dit, il faut ce qu’il faut. Mais là… semblerais que les tites pillules ne fassent plus effet… et j’ai passé une quasi nuit blanche.

    Merci!

    @Le belle Lurette: Snif! Merci, c’est gentil. Je vais aller me faire jouer dans le bouche aujourd’hui, question de régler le problème et être de retour le plus tôt possible.


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