…dans un pays lointain, là où tout me semblait nouveau. J’ai participé à l’histoire d’un peuple qui n’est pas mien. Vécu des révoltes, la pierre au poing. Connut la misère et l’esprit communautaire qui en découle.
J’ai pris des sentiers sauvages. J’ai sentis des parfums et goûtés des fruits dont je n’aurais jamais connut l’existence. J’ai senti le vent maritime et le sel de l’eau sur ma peau. J’ai vu des gens heureux et paisibles dans un lieu où la peur et l’angoisse n’existe pas. Je me suis perdu dans une forêt touffue, jouant les aventuriers. J’ai découvert des vestiges d’anciennes présences humaines. Les chants d’oiseaux exotiques sont parvenus à mes oreilles et m’ont permit de me mettre dans la peau de ceux qui ont jadis foulés ce sol. Partage sensoriel entre deux générations si éloignées.
Pendant un instant, j’ai voyagé.
Le temps d’un coup d’oeil sur une pancarte publicitaire annonçant le paradis à bas prix, je n’entend plus que les cris, les soupires, les discussions et les moteurs qui envahissent mon monde.
Le retour à la réalité est pénible, tout entassé que je suis dans un bus surpeuplé. Me dirigeant vers l’usine, où je donne ma vie pour survivre, je pourrai
au moins me dire que pendant un instant, j’ai voyagé.

Charmant!
rêver pour fuir… Fuir pour rêver…
Par MFL le mars 24, 2009
à 1:26
rêver pour fuir… fuir pour rêver… rêver pour fuir… oh merde, j’ai raté mon arrêt!
Par mediateurfarceur le mars 24, 2009
à 1:31
Pas grave, c’est une roue qui tourne, on y revient toujours…
Par MFL le mars 24, 2009
à 1:35
Fiou, je vais me rendormir en paix.
Par mediateurfarceur le mars 24, 2009
à 1:36