Publié par : mediateurfarceur | novembre 2, 2009

Définitions (2)

Démocratie: Croyance populaire, qui découle de l’inaction, que l’action n’amène pas le changement.

Démocratiser: Verser du pouvoir dans les mains de la population. Il en résulte une perte énorme de quantité.

Droit de vote: 1-Biblo dont on se vante fièrement de posséder, mais qui n’est utilisé que très rarement. 2-Action qui demande un effort surhumain et beaucoup de temps. 3-Activité ennuyeuse que les gens n’ont pas le goût de faire alors qu’ils ne font rien d’autre.

 

Publié par : mediateurfarceur | novembre 1, 2009

Élection municipale – campagne publicitaire

Sans entrer dans les débats à savoir quel parti a les meilleures politiques ou est le plus éthique, je vais me mettre dans ma peau de citoyen ordinaire et commenter/ critiquer les stratégies publicitaires des trois plus grand parti. Je ne peux pas juger l’ensemble et me limiterai à mon quartier.

Équipe Tremblay-Union Montréal: Dans mon arrondissement, le maire sortant vient de l’union. Je m’attendais à une campagne solide et efficace de sa part, compte tenu du fait qu’il est bien installé. Ce que j’ai reçu: Un magnifique dépliant plié en trois en couleur sur papier ciré. D’une toute beauté (sarcasme). C’est, je dois le dire, un des pire document d’information que j’ai vu de ma vie. Premièrement, le 3/4 d’un des côté reproduit un bulletin de vote. Là où il y a les candidats de l’Union, un X a été ajouté. Message non subtil: voici pour qui vous devez voter. En voyant cela, j’ai eu l’impression qu’on me prenait pas la main, d’être un parfait imbécile qui ne sait pas faire des choix par lui-même. Il y en a beaucoup de gens qui, après avoir vu ça, se sont dit: Ahhhh ok! C’est pour eux que je dois voter ??? Merci l’équipe de Monsieur Tremblay de nous faciliter la tâche à ce point. Couleur dominante, vert sale. Ça respire la corruption nature. Le logo du parti est coloré, ça le rend sympathique et donne une touche multiculturelle.

Équipe Harel, parti Vision Montréal: De son côté… sa présence fut quasi inexistante. Peut-être ne s’attendait-ils pas à percer dans mon coin. Je n’ai reçu qu’un petit carton (que j’ai failli ne pas voir dans la boîte aux lettres) montrant le candidat à la mairie d’arrondissement. Un petit autocollant a été apposé pour mentionner le nom de Louise Harel. Couleur dominante, rouge… Personnellement, mon instinct me dit de me tenir loin du rouge, mais je suis biaisé. Point de vue « marketing », c’est agressant et ça me repousse.

Projet Montréal: Si vous ne l’avez pas remarqué, c’est le seul parti dont le nom n’est pas suivi ou précédé du nom du chef. (Même du prénom dans le cas de l’équipe Louise O’Sullivan… sans commentaires) Si j’ai un point négatif à leur donner, c’est l’utilisation de pancartes alors que les autres parti ont décidés de faire campagne sans. Projet Montréal se veut écolo. Le logo bleu et vert avec un arbre, un bonhomme en vélo et une famille est à forte connotation environnementale/collectivité. On ne s’attendait peut-être pas à ce qu’il utilise ce moyen pour faire sa campagne. D’un autre côté, j’ai remarqué que tout les parti moins connus que les deux principaux (Union et Vision) ont utilisés ce moyen. Stratégiquement, c’est certain que ça l’a aidé à lui donner de la visibilité. Il a l’air d’être le seul à faire campagne. De plus, il reste encore une grande partie de la population qui ne peuvent pas se faire une idée sans pancartes. Ces gens, conspuons-les, votent de manière superficielle. Plus tôt, j’ai eu la visite d’un bénévole porte à porte de Projet Montréal pour me rappeler d’aller voter en me rappelant le lieu où je devais aller. J’ai apprécié cette initiative… mais je ne suis pas surpris que ce soit eux qui y aient pensés.

Sur ce, il reste encore tout plein de temps pour ceux qui ne sont pas encore allés voter. Je souhaite bonne chance à tout les partis et une bonne soirée électorale à tous.

Publié par : mediateurfarceur | octobre 26, 2009

Postmodernité enchaînée

Les pieds sur un plancher intangible, dansant pour y trouver prise, tout s’effondre sous le poids de mes avancées. Je navigue dans un chaos mental sans certitudes auxquelles me rattacher. Pendant quelques instants j’envie mes prédécesseurs qui, dans leur grande naïveté, osaient prendre point d’appuis sur une idée dure comme le roc sans se soucier de la fragilité de sa base. Plus mon univers s’élargit et que ma compréhension du monde s’enrichit de nuances, plus il m’est difficile de prendre position. Je suis condamné à errer dans une mer de relativité.

J’ai pris conscience que tout est une question de choix, mais que nos choix ne sauraient pouvoir se classer comme bon ou mauvais. Notre monde est celui de petits rois consommateurs, une masse de sur individualisés. Notre pouvoir d’achat de choix avantage un groupe au détriment d’autres.

Dans ce monde, la légitimité est illusoire. Tout est légitime, mais rien ne l’est à la fois. C’est après coup qu’on cherche à prouver qu’on a raison d’avoir agit. Rapport de force oblige, la plus grande gueule a le dernier mot. L’avenir appartient à celui qui sait communiquer.fred_et_ginger

Je me penche sur ce monde d’animaux sociaux et je me demande: Est-il possible de dépasser cette attitude intellectuelle qui sous tend un éclatement de toutes « vérités » et qui mène à un état d’apesanteur de l’esprit? Est-il réellement souhaitable de s’accrocher à de fausses certitudes (idéologiques, religieuses…) pour ne plus avoir à se torturer l’esprit?

Pour le commun des mortels, ses pensées et croyances sont calquées en bonne partie sur celles de son groupe d’appartenance. À mon avis, cette personne n’est pas libre, mais adaptée à une situation. Tant qu’elle ne se remet pas en question, elle ne ne bouleverse pas l’équilibre de son microcosme. Toutes influences étrangères sont susceptibles de passer dans un processus d’acceptation ou de rejet selon leur capacité de faire sens avec le reste du bagage intellectuel accumulé.

L’acceptation passive des influences n’est pas problématiques en soi. Elle permet de mieux se fondre dans la société qui commande une telle pratique. Nous devons prendre position afin que les rouages du système puissent être en marche. Le problème survient lorsque nous sommes amenés à analyser cette société. Comment y arriver sans être biaisé?

Est-ce qu’il est réellement possible d’être libre? Pas vraiment. L’individus est la somme de ses choix. Même lorsque nous sommes aptes à remettre en question nos croyances et appartenances, nous sommes tout de même influencés par les idéologies dominantes. Notre éducation s’est faite à l’intérieur de la société. Nous avons appris les codes et comment se normaliser. Bref, il faudrait pouvoir rejeter tout, penser d’une façon qui serait considérée comme « alien », avoir un autre cadre de référence pour pouvoir mieux comprendre notre conduite.

Dans ce cas, je peux toujours me résigner à accepter le système présent. Développer mon individualisme à travers mes choix et décider de me battre pour des idées susceptibles de défendre mes intérêts. Me faire croire que je suis plus « éveillé » que les autres et faire mine de ne pas comprendre comment mes adversaires peuvent arriver à penser autrement que moi. M’indigner quoi! Cette attitude revient à cristalliser mon esprit.

Sinon, je peux aussi subordonner mon individualisme à la collectivité. Penser et agir en conséquence des intérêts communs. Changer d’ordre de grandeur. Replacer l’impact des expériences personnelles dans un contexte plus large. Je ne suis plus un surhomme, mais je m’insère dans un tout où j’ai ma place.

Vivre dans un monde de réalités plurielles, où chaque opinions vaut son contraire, m’irrite. Ce que je sais, c’est que ce serait moins pire si tout le monde arrêtait de vouloir avoir raison. Tirer la couverte vs l’agrandir par ses expériences, pour que tous puissent en profiter.

Publié par : mediateurfarceur | août 30, 2009

Les oiseaux se cachent pour mourir

Depuis le début de l’été, les populations de goélands et de pigeons de Montréal subissent une épizootie (l’équivalent d’une épidémie pour les animaux). Plus de 5000 individus, des deux espèces, ont disparus dans les deux dernier mois. Nous ne connaissons rien de la maladie qui touche ces oiseaux (elle n’a pas encore de nom officiel) puisqu’aucune recherche n’est en cours pour le moment. Nous pouvons nous demander si ce tout nouveau fléau s’inscrira dans la lignée des grippe aviaire, A H1N1, virus du Nil… 

Il serait essentiel que des recherches soient faites le plus tôt possible avant que le cas s’aggrave et qu’il vire en délire médiatique. Ces oiseaux vivants à proximité des humains, il suffirait que la maladie subit une mutation pour qu’elle puisse se propager aux humains. 

Malheureusement, cette épizootie survient en période de vacances pour les élus et les chercheurs. Nous pouvons déduire que la question ne sera étudiée que dans quelques semaines et seulement si cela comporte des risques pour les être humains. À ce moment là, il sera beaucoup trop tard pour prévenir.  

Encore une fois, je crains que nous n’avons pas les moyens d’intervenir efficacement lors de ce genre de situations. Nous ne sommes pas bien équipés pour surveiller l’apparition d’anomalies dans notre écosystème. De toute façon, qui s’intéresse à la santé des pigeons?

pigeon mort

Publié par : mediateurfarceur | août 18, 2009

Défaut de transport

Des gyrophares illuminent une scène au loin. Il semble se passer quelque chose là par où je dois passer. Les rues sont bloquées et des policiers dévient la circulation. J’ai de plus en plus la certitude que je ne réussirai pas à prendre le transport en commun. Je me rend vers la scène, espérant pouvoir continuer mon chemin en ligne droite… eh non.

Une voiture accidentée dont l’avant ressemble d’avantage à un accordéon et un abribus complètement détruit au coin d’une petite rue et d’un boulevard. Le pire est passé depuis un certain temps, mais les ruines subsistent et donnent une idée assez précise de ce qui s’est passé.

Une voiture récente, plus assurée que la propre vie du conducteur. Le fruit d’un dur labeur envolé. Une technologie faite pour nous aider à sauver du temps si fragile qu’il suffit d’un instant pour que diminue notre  ligne de vie.

Jeunesse, vitesse, ivresse, paresse ou un mélange de ces facteurs, je ne saurais dire, ont conduits au drame. Les badauds  sont rassemblée près des longs rubans entourant la scène. Des spectacles comme celui-là il n’y en a pas à tout les jours. Le malheur fascine et pendant ce temps, moi…

Mon chemin est détourné. La suite de ma propre histoire est influencée indirectement par ce fait divers. Une automobile emboutit l’abris forçant les ambulanciers et policiers à fermer un périmètre très passant. La circulation est déviée sur des petites rues étroites. L’autobus fait un trop grand détour alors je décide de marcher et ce, malgré une paire neuve de souliers aux pieds qui n’a pas encore pris ma forme. L’accident a allongé mon parcours et me fait prendre des rues inhabituelles. Pour une rare fois, je me retrouve en terra incognita. Mes yeux observent des logements sociaux adjacents à des maisons de mieux nantis, bien cachées derrière leur haies qui les séparent d’un boulevard bruyant et salissant. Industries, QG de compagnies et usine de café qui répand des odeur de matins réconfortants. Une shop à demi légale, sans nom ni affiches, où des gens travaillent à faire on ne sait quoi. Elle est à l’abris des regards, mais pas du miens. Je prend un passage sous un viaduc qui me mène dans un quartier mal éclairé et parsemé de petites business et tavernes lugubres. Le ciel s’assombrit au fil de mes pas. La nuit tombe et les nuages se compactent pour enlever de la couleur au tableau. La pluie commence à tomber et soulève la poussière de roches du sol. Mes narines en sont remplies et ma bouche se fait aride. Les gouttelettes tombent sur mon visage et me rafraîchissent. Je n’ai plus long à faire. Mon retour au bercail s’est fait en sueur et en plein d’images nouvelles.

Le malheur des uns fait l’inspiration des autres. Ce fut une aventure imprévue et ce, par défaut de transport.

Publié par : mediateurfarceur | août 13, 2009

Un jeudi matin

Je me rend au travail comme les autres jours. Toutefois, ce jeudi matin est différent.

Je m’arrête dans une épicerie pour aller quérir ce qu’il faut pour le petit déjeuner, riche du dépôt de mon salaire gagné. Des odeurs aigres de sueurs se mélangent et forment un mur d’effluves dans l’entrée du marché. Les enfants de la rues y sont réunis pour toucher la récompense de leur nuit blanche à arpenter les poubelles des rues passantes. Devant les machines, ils y introduisent les cannettes amassées pour le gain. Ils se foutent de savoir qu’ils sont de grands recycleurs, leur survie est plus importante que ses considérations intellectuelles. Ils connaissent la valeur des choses, même celle des plus insignifiantes. Le poids de leur besogne en moins, eux aussi trouvent enfin les moyens de se nourrir.

Le jeudi matin, c’est le jour de paie pour tout le monde.

Publié par : mediateurfarceur | juillet 14, 2009

Dichotomie

Tes traits fins;dichotomie
Tes cheveux lisses;
Ta voix claire et mélodieuse;
Ta démarche efféminée;

Ton côté artistique prononcé;
Ton désir de tout connaître;
Ta soif de voir le monde;
Et de lui venir en aide;

Tes valeurs socialistes;
Ta haine de l’individualisme;
Ton désir d’égalité;
D’un monde conscientisé;

Ton refus de mes réponses;
Ton doute raisonnable;
Ta haine de mes vices;
Ton amour pour ce qui n’est pas moi;

Je suis costaud et toi frêle;
Je suis chasseur, tu es cultivateur;
J’ai peur des sentiments et toi de ne pas me plaire;
Nous vivons dans deux univers;

Mon fils, tu ne retiens pas de moi.

Publié par : mediateurfarceur | juillet 14, 2009

Questionnement existentiel

Que faire quand je serai pluvieux. Verserais-je encore des larmes de cognac?

Publié par : mediateurfarceur | juillet 14, 2009

Ressurgir

J’ai échappés mes mots après m’être fait bousculé par le temps qui court.

Je n’ai pas lyrisme qui souffre, je n’ai pas perdu le son. Je n’ai pas sombré dans le mutisme et ne changerai pas de ton.

J’ai pris un instant pour ramasser les lettres tombées des touches de mon clavier. Je reviens doucement, le temps de les agencer à nouveau pour former de meilleurs mots.

Publié par : mediateurfarceur | juin 2, 2009

Médias toxique

Nouvelles de la planète Zyklon B, le gouvernement du Sarin dépêche ses agents orange à envahir le Polonium


 Là-bas, les ceintures d’explosifs sont à la mode et en prime les foulards sont en solde. 

Média toxique

Guerre d’idées et vainqueur à la morale d’acier; 

Quelque part les analyses iront bon train;

Tous des préjugés remplis de clichés;

Je préfère encore écouter Mongrain.

 

J’ai moins peur de ces violences habituelles que du terrorisme intellectuel.  

 

Mon journal s’est encore trompé ce matin;

Des statistiques mal interprétées qui ne valent rien;

Le peuple va encore gober ces inepties;

Un débat sans fond qui jaillit… et moi je m’enfuis. 

 

Je sais bien qu’ils sont humains, mais comment peuvent-ils tous se tromper sur un même point ?

 

L’influence médiatique, autorité des informations;

Se pare de son manteau de professionnalisme.

Une population inapte à la réflexion;

Mais où est formé le journalisme? 


Toutes ces années à avaler de l’herbicide nous ont elles rendues si acide?

 Questions biaisées, les graphiques ne mentent pas;

Informations mal digérées par manque de temps.

Indignation populaire sur des faux débats;

Il n’y a que les intéressés qui restent contents. 

 

Un jours, la Une sera morte mon frère.

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