Publié par : mediateurfarceur | juin 2, 2009

Médias toxique

Nouvelles de la planète Zyklon B, le gouvernement du Sarin dépêche ses agents orange à envahir le Polonium


 Là-bas, les ceintures d’explosifs sont à la mode et en prime les foulards sont en solde. 

Média toxique

Guerre d’idées et vainqueur à la morale d’acier; 

Quelque part les analyses iront bon train;

Tous des préjugés remplis de clichés;

Je préfère encore écouter Mongrain.

 

J’ai moins peur de ces violences habituelles que du terrorisme intellectuel.  

 

Mon journal s’est encore trompé ce matin;

Des statistiques mal interprétées qui ne valent rien;

Le peuple va encore gober ces inepties;

Un débat sans fond qui jaillit… et moi je m’enfuis. 

 

Je sais bien qu’ils sont humains, mais comment peuvent-ils tous se tromper sur un même point ?

 

L’influence médiatique, autorité des informations;

Se pare de son manteau de professionnalisme.

Une population inapte à la réflexion;

Mais où est formé le journalisme? 


Toutes ces années à avaler de l’herbicide nous ont elles rendues si acide?

 Questions biaisées, les graphiques ne mentent pas;

Informations mal digérées par manque de temps.

Indignation populaire sur des faux débats;

Il n’y a que les intéressés qui restent contents. 

 

Un jours, la Une sera morte mon frère.

Publié par : mediateurfarceur | mai 28, 2009

Plume

Quills

Comme les nuées annoncent l’orage

Un vent chaud balaie la rage 

Plume vogue au travers des éléments 

Lave mont souffle torrent

 

Sans être prisonnier de ses idées

Comme le mercure elle dévie

Plume ne s’est pas fixée 

Change ment songe subit

 

Les écrits mènent sa déveine

Et des gouttes de remords 

Plume ne s’encre point au port

Baigne calame en peine

 

Une tache sur un dossier

Elle se sauce et rectifie

Plume n’a plus de papier

Part chemins mots dit

 

Publié par : mediateurfarceur | mai 21, 2009

Going backward

 

Staggered by a wind of shame;Meat and blood

 

Writing helplessly scraps of nonsense;

 

Even if intentions came;

 

I won’t jump the fence.

 

 

Lying in blood mud;

 

Still believing an insane god;

 

That is not a part of me;

 

But a scar of treachery.

 

 

Shivering in silence;

 

Nothing but myself to hate;

 

Will I free my conscience?

 

Or stay stubborn in my faith?

 

 

A window crashed in my mind;

 

So much of me collapse;

 

No more I will be binded; 

 

Until my next relapse.

 

 

The body of community is so frail;

 

Our fear put us on a trail… we’re going backward.

Publié par : mediateurfarceur | mai 20, 2009

Les Arbrasaks

arbre-avec-sacs

Arbrasak, cela fait maintenant plusieurs années que tu t’es infiltré en douce dans nos paysages.  Ton intégration est si complète que peu de gens font cas de toi. 

Quand je me promène dans les rues de la ville, je n’ai qu’à lever le regard pour m’émouvoir de ta splendeur complexe.

Je penses à toutes ces années de recherche, provenant d’efforts de consommateurs acharnés, qui se sont enfin vues récompensées par tes légers joyaux. 

Ta pollinisation ne cessera jamais de m’émerveiller. Arbre social, tu dépend des bosquets épiciers pour te fertiliser. 

La vision de tes futures pousses, transportées par les grands vents, m’emballe. Je vante la robustesse de tes feuilles qui durent de nombreux hivers. 

Les Arbrasaks sont des résultats de notre nature et déjà nous voulons les mettre en danger. 

Je cherche encore ceux qui voudront bien s’y enchaîner. À quand les ères protégées? Son espèce devra s’adapter pour survivre. 

Après avoir mis autant de temps à les créer, à les aimer aveuglément, nous nous mettons à les délaisser pour une plante plus verte… comportement typique de l’humanité. 

Les Arbrasaks n’ont pas la cote et pourtant ils ne sont pas si différents des sapins… c’est que nous préférons les sujets épineux. 

L’Arbrasak est futé. Lorsque l’Homme croira avoir mis un terme à sa beauté plastique, l’Arbrasak refleurira pour se recouvrir de beaux tissus.

Publié par : mediateurfarceur | mai 18, 2009

Merci à vous

merci

Pour l’accueil chaleureux qui m’a rendu non moins heureux que surpris;

Pour les chemins que vous avez choisis tout au long de votre vie;

Qui vous ont rendu si peu semblables à autruis sur plusieurs milles à la ronde;

Pour la suite logique que vous avez engendrés, magnifiques pousses dans le jardin du monde;

Merci

 

Pour faire toujours preuve d’un esprit ouvert;

Pour les heures passées aux sons de rythmes divers;

Pour les délires et les douces ivresses;

Et ce, sans trop de moments de paresse;

Merci

 

Pour les matins ensoleillés qui ne cessent de m’enchanter, malgré les journées de grisaille;

Pour ces veillées si bien comblées par des boustifaille (c’est peu dire),

Car jamais vous ne semblez abattus par les veillées qui n’en finissent plus, au contraire;

Il s’agit plutôt, pour vous, d’un immense plaisir que de les faire;

Aussi

 

Je vous en pris, ne vous étonnez surtout pas de cette écriture guillerette;

Tout ces bons mots servent, en fait, à garnir la fameuse assiette… voilà ce que j’ai trouvé. 

Merci à vous!

Publié par : mediateurfarceur | mai 5, 2009

Le jugement de l’humoureux

Juge: Si j’en reviens aux allégations, vous niez votre implication ?

 

Humoureux: Pas tout à fait. 

sentence

J: Vous avez prêté serment, ne jouez pas avec nous.

 

H: Je ne joue pas…c’est assez complexe.

 

J: Expliquez.

 

H: L’acte n’était pas prémédité et la collision, inévitable.

 

J: Et pourtant, vous lui avez arraché un sourire.

 

H: C’est que je l’ai pris au pied de la lettre.

 

J: Avouez que les faits sont contre vous.

 

H: Elle était consentante.

 

J: Elle en souffre.

 

H: Mais elle est libre !

 

J: Rappelez nous l’arme que vous avez utilisé.

 

H: Ma plume.

 

J: N’est-ce pas un peu cruel ?

 

H: Je l’ai à peine effleurée…

 

J: Comment y êtes vous pris ? 

 

H: Je lui ai écrit au larmes.

 

J: N’est-ce pas assez pour prouver votre culpabilité ? 

 

H: Je suis l’Innocence.

 

J: Nous sommes dans une impasse…

 

H: …

 

J: Il est grave de commettre un vol si violent.

 

H: Je ne lui ai jamais interdit de le reprendre.

 

J: Comment expliquez vous qu’elle ne l’ait pas fait.

 

H: Peut-être aime t-elle ça ?

 

J: Sottise! Je crois que nous n’avons plus le choix de vous infliger une lourde peine.

 

H: Aucune peine ne m’afflige.

 

J: Pardon ? 

 

H: J’aurais préféré une sentence.

 

J: Soit. Je vous ordonne de lui recoudre son sourire au visage à perpétuité !


Publié par : mediateurfarceur | avril 13, 2009

Le grand nettoyage du printemps

intnettoyage2La malpropreté a toujours été un problème à Montréal. Un reportage sur la présence d’un “dépotoir” à Côte-des-Neiges ou plutôt d’un entassement de déchets domestiques tout au long de l’hiver, m’a fait réfléchir aux solutions pour enrayer ce fléau. 

En voyant ce reportage, un vieux souvenir est remonté à la surface de cette grande piscine que j’appelle ma mémoire. Je me suis revu, assez jeune et plein de naïveté. Je devais être encore au primaire à l’époque et j’habitais Saint-Léonard. J’étais habitué de jouer dans ma rue avec les autres enfants des alentours. Puisque les enfants qui jouent en attire d’autres, je connaissais pas mal tous ceux qui vivaient dans mon quadrilatère. Cette rue, et quelques fois ce qui l’entourait, était notre univers, notre terrain de jeu. Ça nous appartenait presque puisque nous l’utilisions abondamment dans nos aventures d’enfants. Je peux alors vous dire que des enfants qui évoluent dans un même milieu deviennent rapidement sensible à celui-ci. J’ai donc pris connaissance très tôt des problèmes de pollution urbaine. Portant, ma rue n’était pas très sale, mais comme je la connaissais par coeur, je voyais plus facilement ses vices cachés. Je m’en rappelle encore, des mégots de cigarettes se retrouvaient souvent dans les interstices des trottoirs. Des papiers, apportés par le vent, traînaient aussi parfois sur les pelouses et sous les automobiles.

Un jour, j’en ai eu marre de devoir jouer sur un sol aussi dégueulasse. J’en avais assez de toucher des cochonneries à chaque fois que je faisais mes pirouettes. Ce jour là, spontanément, je suis monté chez moi chercher un sac vert, des gants et un balais. Je me suis amusé à nettoyer complètement ma rue. Si j’ai agi ainsi, c’est peut-être plus dans un soucis égoïste d’avoir un meilleur environnement que parce que j’étais plus conscientisé que les autres. En fait, je ne sais même pas si c’était réellement conscient. Je l’ai fait, je le sais et ça me porte maintenant matière à réflexion. Comment arriver à porter plus attention à son environnement, même urbain?

Cette réflexion n’est pas obscure, ni impertinente. J’ai réellement l’impression que les gens pensent plus à ne pas polluer dans la nature plutôt qu’en ville. Comme si le béton rimait avec déchets ou bien qu’on s’en remettait à la ville et ses grosses laveuses pour ramasser le tout. 

La malpropreté des grandes villes sert souvent d’argument pour dénigrer celles-ci. Je peux comprendre qu’on trouve désagréable d’habiter dans un environnement laid, puant et bruyant. Il y en a qui préfèrent fuir vers un petit coin de paradis, moi j’aime l’urbanité malgré ces quelques désagréments. Je crois aussi que de remettre les causes en contexte pourrait apporter à ces gens un regard neuf sur cette situation. Peut-être que cela permettrait de faire en sorte que ces problèmes soient moindres à l’avenir. 

Il est vrai que les banlieues et les petites villes sont souvent beaucoup mieux entretenues. Il est certain qu’un facteur économique entre en compte, le montant alloué à l’entretien d’un secteur et la superficie à nettoyer joue pour beaucoup sur le résultat. Il faut pourtant aussi prendre en compte d’autres facteurs, assez évidents, qui font en sorte qu’on ne peux pas comparer les rues d’une grande ville à celle des banlieues (par exemple): la fréquentation des rues et la taille de la population par km2.

Le problème de la ville de Montréal est que ses quartiers sont beaucoup plus peuplés et que la ville est un centre énormément passant. De ce fait, nous nous retrouvons avec une quantité de déchets provenant d’un plus grand nombre d’habitants, mais aussi d’habitant venant de l’extérieur. À l’inverse, je ne connais pas beaucoup de montréalais qui vont à Repentigny (exemple) pour y jeter des papiers sur le sol. L’attrait touristique est moindre et le simple fait d’être dans un lieu relativement propre incite à faire plus attention. Le contraire est peut-être aussi vrai. Le fait d’être dans un lieu souillé ferait en sorte qu’il est moins contraignant de se laisser aller sans avoir mauvaise conscience. “C’est pas un mégot de plus qui va changer quelque chose” ou “Tout le monde le fait de toute façon” sont des réflexions plus que probables dans ce genre de situation.

La solution à la malpropreté de Montréal passe certainement par la prise de conscience, le civisme et de meilleures infrastructures, mais cela ne règle pas tout. Heureusement, la ville organise un grand nettoyage à chaque printemps, mais ce travail sera toujours à recommencer tant et aussi longtemps qu’il y aura des inconscients.

Tout cela me fait penser qu’il faut aussi apprendre à aimer l’endroit où on se trouve pour désirer en prendre soin. 

Ce que je conseillerais, avant tout, à tout le monde c’est de prendre le temps de découvrir la ville. Prenez une marche, l’été, dans ses petites rues tranquilles et regardez les enfants y jouer. Osez lever les yeux et admirez l’architecture diversifiée. Renseignez vous sur son histoire. Allez faire un pic-nique dans un parc, à l’ombre d’un arbre… vous aurez peut-être de la difficulté à trouver un endroit assez propre pour vous y asseoir (tout dépendant du quartier), mais j’espère que cela ne vous découragera pas de continuer à faire votre part. 

 

Publié par : mediateurfarceur | avril 7, 2009

Extériorisation

librairy1CHUINTEMENT À PEINE PERCEPTIBLE PROVENANT D’UNE BRISE SE FAUFILANT PAR CETTE FENÊTRE ENTROUVERTE. JE M’EFFORCE DE NE PENSER QU’À PEINE POUR NE PAS DÉRANGER MES COLLÈGUES STUDIEUX. LE SILENCE PÈSE LOURD DANS CETTE BIBLIOTHÈQUE. CHAQUE PETITS SONS ME SEMBLENT AMPLIFIÉS MILLE FOIS. À L’INTÉRIEUR DE MOI, DES SIGNAUX D’ALARMES ÉTOUFFÉS ME URGENT DE SORTIR DE CE LIEU SUFFOQUANT. MES PIEDS BATTENT UNE CADENCE IMAGINAIRE. MON ESPRIT EST AILLEURS, N’IMPORTE OÙ SAUF ICI. MA CONCENTRATION FAIBLIT, MA VISION S’EMBROUILLE. MA TÊTE EST SATURÉE ET MON CORPS DEMANDE UNE NOURRITURE PLUS SUBSTANTIELLE. IL FAUT QUE JE QUITTE CET ENFER. VAUT MIEUX ÊTRE SOURD QUE D’ENDURER CELA. ARRRRRRRRRRRRGH!

Publié par : mediateurfarceur | mars 23, 2009

Pendant un instant, j’ai voyagé…

…dans un pays lointain, là où tout me semblait nouveau. J’ai participé à l’histoire d’un peuple qui n’est pas mien. Vécu des révoltes, la pierre au poing. Connut la misère et l’esprit communautaire qui en découle. 

J’ai pris des sentiers sauvages. J’ai sentis des parfums et goûtés des fruits dont je n’aurais jamais connut l’existence. J’ai senti le vent maritime et le sel de l’eau sur ma peau. J’ai vu des gens heureux et paisibles dans un lieu où la peur et l’angoisse n’existe pas. Je me suis perdu dans une forêt touffue, jouant les aventuriers. J’ai découvert des vestiges d’anciennes présences humaines. Les chants d’oiseaux exotiques sont parvenus à mes oreilles et m’ont permit de me mettre dans la peau de ceux qui ont jadis foulés ce sol. Partage sensoriel entre deux générations si éloignées.

Pendant un instant, j’ai voyagé.

Le temps d’un coup d’oeil sur une pancarte publicitaire annonçant le paradis à bas prix, je n’entend plus que les cris, les soupires, les discussions et les moteurs qui envahissent mon monde.

Le retour à la réalité est pénible, tout entassé que je suis dans un bus surpeuplé. Me dirigeant vers l’usine, où je donne ma vie pour survivre, je pourraiwish_you_were_here au moins me dire que pendant un instant, j’ai voyagé.

Publié par : mediateurfarceur | mars 7, 2009

Test de personnalité

Après avoir vu quelques personnes faire ce petit test, j’ai décidé de me lancer. Voici mon résultat qui, je dois le dire, reflète bien mes pensées dans sa généralité.

 

 

Your dating personality profile:  

Liberal - Politics matters to you, and you aren't afraid to share your left-leaning views. You would never be caught voting for a conservative candidate.
Big-Hearted - You are a kind and caring person. Your warmth is inviting, and your heart is a wellspring of love.
Practical - You are a down-to-earth individual who is not impressed with material excess. You care about the stuff of like that really matters.

Your Top Ten Traits  

1. Liberal
2. Big-Hearted
3. Practical
4. Intellectual
5. Adventurous
6. Wealthy/Ambitious
7. Outgoing
8. Sensual
9. Funny
10. Romantic

Your date match profile:  

Shy - You are put off by people who are open books. You are drawn to someone who is a bit more mysterious. You want to draw her out of her shell and get to know what she is all about.
Practical - You are drawn to people who are sensible and smart. Flashy, materialistic people turn you off. You appreciate the simpler side of living.
Intellectual - You seek out intelligence. Idle chit-chat is not what you are after. You prefer your date who can stimulate your mind.

Your Top Ten Match Traits  

1. Shy
2. Practical
3. Intellectual
4. Big-Hearted
5. Adventurous
6. Athletic
7. Funny
8. Sensual
9. Traditional
10. Conservative

 

 


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